
Un recruteur, un client, un banquier ou un futur associé tape votre nom dans un moteur de recherche avant de vous rencontrer. Ce qu’il trouve en première page forme une première impression : un profil professionnel à jour, une fiche d’entreprise bien tenue, ou au contraire un vieil article, un avis sans réponse, une photo que vous aviez oubliée.
Améliorer son image en ligne ne demande pas de grands moyens au départ. Cela passe par quelques gestes réguliers : savoir ce qui se dit, occuper les espaces que vous maîtrisez, répondre quand on vous interpelle, surveiller et, lorsque c’est justifié, demander un retrait. Ce guide les présente dans l’ordre, pour un particulier comme pour une entreprise, et renvoie vers nos articles détaillés pour chaque sujet.
Que voit-on quand on cherche votre nom ?
Tout commence par un état des lieux. Nous conseillons de le faire dans une fenêtre de navigation privée, déconnecté de vos comptes, pour voir des résultats proches de ceux d’un inconnu.
- Les recherches à faire : votre nom et prénom, seuls puis associés à votre ville, à votre métier ou à votre entreprise ; pour une entreprise, sa raison sociale, ses marques, le nom de ses dirigeants et ses principaux produits.
- Les onglets à parcourir : résultats web, images, vidéos et actualités. Une photo ou une vidéo ressort parfois plus que n’importe quel article.
- Les pages à noter : pour chaque résultat des deux premières pages, l’adresse, la date, le site et votre appréciation (favorable, neutre, défavorable, inexact).
- Les avis : pour une entreprise, la note et les derniers commentaires sur les plateformes où elle est présente, en relevant les critiques qui reviennent.
Ce relevé, même sommaire, donne vos priorités : un résultat inexact à faire corriger, un profil à créer pour reprendre la première place, des avis restés sans réponse.
Occuper les résultats que vous maîtrisez
Un moteur de recherche affiche ce qu’il trouve. Plus il existe de pages exactes et à jour qui vous concernent, moins un contenu ancien ou défavorable a de place pour ressortir.
Pour une entreprise : la fiche d’établissement Google
La fiche Google Business Profile est souvent le premier élément affiché lorsqu’on cherche un commerce, un cabinet ou un artisan. Selon l’aide de Google, l’ajout ou la revendication d’une fiche est gratuit : un établissement sans fiche se crée depuis business.google.com/add, une fiche existante mais non validée se revendique depuis Google Maps avec « Revendiquer cet établissement », puis une option de validation est proposée. Si quelqu’un d’autre gère déjà la fiche, la page d’aide Ajouter ou revendiquer votre fiche d’établissement indique que vous pouvez demander au propriétaire actuel de vous en transférer la propriété.
Une fois la fiche validée, complétez-la : nom tel qu’il figure sur votre signalétique, catégorie principale, adresse exacte, horaires (y compris exceptionnels), téléphone, site web, photos et une description de 750 caractères au plus, sans lien ni code. Google examine les modifications avant de les appliquer, comme l’explique la page Modifier votre fiche d’établissement. Une fiche dont les horaires sont faux suscite à elle seule des avis négatifs.
Pour un particulier ou un dirigeant : profils et site
- Un profil professionnel complet : sur le réseau où votre métier est présent, avec votre nom exact, une photo récente et un parcours à jour.
- Des comptes cohérents : même nom, même photo, même présentation d’un réseau à l’autre, pour que l’on vous reconnaisse sans confusion avec un homonyme.
- Des comptes inactifs fermés ou mis à jour : un profil abandonné depuis des années donne une image figée, voire fausse.
- Un site ou une page à votre nom : pour un dirigeant, un consultant ou un indépendant, c’est le seul espace dont vous contrôlez entièrement le contenu.
Le choix des réseaux, les formats et la modération de vos pages sont détaillés dans notre article réseaux sociaux et réputation.
Répondre aux avis, y compris aux bons
Pour une entreprise, les avis sont souvent la partie la plus visible de l’image en ligne. Sur Google, il faut avoir validé sa fiche pour pouvoir répondre ; la réponse est publiée au nom de l’établissement, après un examen qui prend en général une dizaine de minutes mais peut durer jusqu’à 30 jours, selon la page Lire les avis et y répondre.
Nous conseillons quelques principes simples :
- Répondre à tous les avis : un remerciement court pour les avis positifs, une réponse posée pour les critiques.
- Rester factuel : reconnaître ce qui est fondé, corriger calmement ce qui est inexact, sans révéler d’informations sur le client.
- Proposer un échange hors ligne : une adresse ou un numéro pour régler le problème, plutôt qu’un débat public.
- Ne jamais acheter d’avis ni répondre sous le coup de l’agacement : une réponse agressive est lue par tous les futurs clients.
La méthode complète (avis injustes, faux avis, signalement, collecte d’avis dans les règles) se trouve dans notre guide gérer ses avis clients en ligne.
Mettre en place une surveillance simple
Un état des lieux ne vaut que le jour où il est fait. Deux outils gratuits de Google permettent d’être prévenu sans refaire les recherches chaque semaine.
- Google Alertes : sur google.com/alerts, vous saisissez un sujet, par exemple votre nom ou celui de votre entreprise, et vous recevez un e-mail lorsque de nouveaux résultats correspondent. La page Créer une alerte détaille les options : fréquence, types de sites, langue, région, nombre de résultats et compte destinataire.
- « Résultats vous concernant » : cet outil indique si votre numéro de téléphone, votre adresse personnelle ou votre adresse e-mail apparaissent dans les résultats de recherche, peut vous prévenir quand de nouveaux résultats apparaissent et permet de demander leur suppression. Selon la page Résultats vous concernant, certaines fonctions sont réservées aux utilisateurs de plus de 18 ans et à certains marchés.
Nous recommandons de compléter ces alertes par une recherche manuelle de votre nom une fois par mois, et par un passage régulier sur les plateformes d’avis et les réseaux où l’on parle de vous.
Quand demander un retrait ou un déréférencement ?
Certains contenus ne se compensent pas par de nouvelles pages. Il faut alors distinguer deux démarches : le retrait, qui supprime le contenu du site qui le publie, et le déréférencement, qui le fait disparaître des résultats d’un moteur de recherche sans l’effacer du site.
- Commencer par la source : l’auteur ou l’éditeur du site peut corriger ou retirer une information inexacte ou dépassée. C’est souvent la démarche la plus simple, et la seule qui supprime réellement le contenu.
- Signaler à la plateforme : un réseau social ou un site d’avis retire les contenus qui enfreignent ses règles ou la loi.
- Demander à Google : ses règles permettent de demander la suppression de certaines informations personnelles des résultats (coordonnées, numéros d’identification, données bancaires, documents personnels, identifiants de connexion, pages de doxxing), via le formulaire décrit sur la page Supprimer des informations personnelles de Google. Google précise que la suppression de ses résultats ne retire pas l’information d’internet.
- Faire valoir le droit à l’oubli : pour une information exacte mais qui porte atteinte à votre vie privée, le droit au déréférencement permet de demander aux moteurs de ne plus l’associer à votre nom. Conditions, formulaires et recours sont expliqués dans notre article sur le droit à l’oubli.
Avant toute démarche, conservez des captures d’écran datées et l’adresse exacte des pages. Pour des propos diffamatoires, injurieux ou menaçants, prenez rapidement conseil auprès d’un avocat : certaines actions sont enfermées dans des délais courts.
Comment iProtego peut vous aider
Depuis 2009, nous accompagnons particuliers, dirigeants et entreprises sur ces étapes. Nous réalisons l’état des lieux de vos résultats de recherche et mettons en place une veille de votre réputation adaptée à votre situation. Lorsque des contenus portent atteinte à vos droits, nous analysons les démarches possibles et les engageons auprès des sites, des plateformes et des moteurs de recherche : découvrez notre offre de nettoyage et protection.
Sources vérifiées le 6 novembre 2026. Les textes, démarches et plateformes cités peuvent évoluer.
