Développer un réseau social de marque, quel est l’intérêt ?

Développer une stratégie de web social est devenue le nerf de la guerre du web marketing. Les entreprises élaborent de nouvelles stratégies. Des grandes marques s’y sont mises en créant leur page fan page sur Facebook, un compte twitter, une chaine Youtube et même leur propre réseau social.

Dans ce cas, pourquoi créer son propre réseau social alors qu’il existe des réseaux sociaux déjà connus et reconnus ?

Une idée, un support à développer.

Une entreprise cherche à maitriser sa communication et à savoir ce que l’on dit d’elle.

Une marque se défini par des valeurs, une philosophie et des engagements à travers les quelles leurs clients peuvent se reconnaître. Les marques s’adressent donc à une cible précise via une communauté de passionnés..

Créer son propre réseau offre plusieurs avantages. Tout d’abord, l’entreprise se libère des contraintes et de l’environnement des outils déjà connus (Facebook, Twitter…) qui ne sont pas maîtrisés.

Récemment, Facebook à changé les règles du jeu, les onglets de bienvenue ou de jeux des pages fans Facebook ont été modifiés passant d’un langage FBML à l’iFrame. Lorsque Facebook est la plateforme sociale d’une entreprise, cette dernière n’a d’autre choix que de s’adapter.

Autre avantage, disposer de son propre réseau social permet de posséder « plus » de connaissance client. En effet, sur facebook, seule une partie des informations remontent à l’entreprise, l’essentiel reste du coté Facebook.

Quelques exemples de réseaux sociaux de marques :

  • Uniqlo a développé sa plateforme web 2.0, uniqlooks. Elle permet de télécharger des photos de leur «look Uniqlo » et de les comparer, commenter, critiquer, complimenter les autres acheteurs. La marque montre donc sa gamme de vêtements sans mannequin car les clients deviennent égéries de la marque.
  • Nike + de Nike propose une communauté de runners. Selon des thématiques et selon les produits Nike, l’internaute peut rejoindre la communauté pour mesurer la vitesse de course, de temps, de distance parcouru, des calories brûlées….Adidas a lui aussi un coach personnel via une communauté de fans.
  • Dans un autre domaine, on peut retrouver Starbucks Coffee avec mystarbucksidea utilisant sa communauté pour la création de nouvelles boissons caféinées, de sandwichs ou encore de petits-déjeuners américains.
  • En France, MyBOOX offre aux lecteurs, éditeurs et écrivains un espace virtuel pour échanger, dialoguer, comparer des livres. Créé par hachette cet espace permet aussi d’acheter les livres en ligne
  • et bien d’autres…

Utiliser son propre réseau social permettrait alors de ne pas dépendre de Facebook ou Twitter, pour ne citer qu’eux, pour gérer sa communication mais aussi son e-réputation.

En effet, un internaute aura davantage intérêt à se plaindre, juger, commenter ou idolâtrer une marque sur le réseau de la marque. Il aura ses réponses plus rapidement que sur une masse d’information sur différents supports. De son côté, la société aura une meilleure main sur son e-réputation.

Alors, pourquoi laisser son fichier client à Facebook alors que l’on pourrait tout réunir sur son propre domaine ? Second avantage majeur de ces solutions d’entreprise, c’est une logique d’e-CRM beaucoup plus développé contrairement aux réseaux sociaux habituels. Développer son propre réseau permettra de coller à des usages spécifiques selon le contexte et les besoins de l’entreprise.

 

Un support développé, un internaute à relier

Qui dit nouveau réseau social, dit interconnexion avec le système d’information CRM existant. Cela signifie du temps et de l’argent. Une fois en place, ce réseau doit être vivant, les internautes trouver réponse à leurs questions ou doléances, il faut donc quelqu’un aux manettes coté client : Un community manager.

Mais parmi tous ces réseaux sociaux, l’usager ne risque t’il pas de faire une « over-dose ?», comment le faire adhérer à ce genre de solution ? Les américains ont une notion de partage très développé. Ils commentent, suggèrent, postent…sur tous les sujets.

Amha, les français n’ont pas encore acquis véritablement cette notion. Cela se voit, tout d’abord, avec les entreprises qui ont du mal à laisser leur communication sur le web 2.0. 62% des cadres en France ne sont pas favorable à une communication sur les réseaux sociaux. (source IFOP – janvier 2011) Avant tout, il faut former les entreprises et les internautes à l’usage du web social. Par la suite, il est probable que les réseaux sociaux de marques se développent d’avantage, voire s’interconnecte avec des plateforme généralistes.

Et alors ? Ca vaut le coup ?

Cela dépend des entreprises et de leur contexte. Principalement, ce type de support sera proposer pour des solutions en BtoC afin d’avoir le plus d’internaute et d’usagers possible sur ces plateformes. Cela fait sens si beaucoup de vos clients s’expriment à votre sujet. Il est un point au delà duquel il devient intéressant de prendre les choses en main.

Pour conclure, développer son propre réseau social est une idée enrichissante pour l’entreprise mais tout comme les outils 2.0, il faut définir précisément ses objectifs.

Ne faut-il pas attendre quelques années avant de voir évoluer ces plateformes ?
Les internautes sont-ils prêt à s’inscrire sur ces différents réseaux sociaux et se retrouver ainsi à gérer 3, 4, 5 réseaux différents ?
Verra t’on apparaître prochainement des « meta-réseaux » réunissant plusieurs marques et donnant ainsi accès à plusieurs réseaux de marques ?

N’hésitez pas me faire part de vos avis et idées 🙂

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